Une histoire ... celle de Jean Baptiste  Martel !

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Jean Baptiste Martel est né le 3 décembre 1793. Ses parents, Paul Martel et Angélique Denevers, le feront baptiser le lendemain par le curé Marcheteau de St-Antoine, desservant alors la paroise de Sainte-Croix.

 

Il épouse Angélique Langlois le 22 décembre 1819. Il a alors 26 ans. Il signera son contrat de mariage le 13 février précédent, en même temps que l'acte notarié donnant plein effet à l'acte d'échange qu'il avait auparavant signé en 1811 devant le notaire Chavigny de Lachevrotière. Ce faisant, il  acquiert donc une terre "... de deux arpents et demi moins six pieds de front, sur trente arpents de profondeur, située au quatrième rang ..." sur laquelle il s'établira.

 

En 1847, Jean Baptiste Martel et sa femme, Angélique Langlois, feront don de cette terre " ... avec  ensemble les bâtisses dessus construites circonstances et dépendances, sans réserve ... " à leur fils Modeste Martel, en échange d'une pension viagère et alimentaire leur vie durant et du droit d'habiter la maison.

  

Par devant les notaires Publics en la province des ci devant le Bas Canada, résidants en le Comté de Lotbinière, sous signés, furent présents le sieur Jean Baptiste Martel, cultivateur, demeurant en la paroisse de Ste-Croix et Dame Angélique Langlois son épouse de lui dument autorisée pour l’effet des présentes, lesquels par ces présentes ont volontairement fait donation entre vifs, simple et irrévocable en la meilleure forme et manière que donation puisse se faire pour valoir et avoir lieu, sans espérance de pouvoir ou vouloir la révoquer que pour les causes de droits, et pour plus grande durêté, promettent et s’obligent solidairement , garantir de tous troubles et de tous autres empêchemens généralement quelconques au sieur Modeste Martel leur fils, garçon majeur, cultivateur, demeurant en la susdite paroisse, à ce présente et acceptant donataire pour lui ses hoirs et ayans cause à l’avenir, savoir : une terre de deux arpents et demi moins six pieds de front, sur trente arpents de profondeur, située au quatrième rang, des terres de la dite paroisse, bornée au nord aux terres du troisième rang, au sud, aux terres du cinquième rang, joignant d’un côté au nord est à Jean Baptiste Martel fils et de l’autre côté au sud ouest à Joseph Laroche, avec ensemble les bâtisses dessus construites circonstances et dépendances, sans réserve.

 

(...)

 

Les donateurs se réservent leur vie durant et du survivant d’eux la jouissance de leur grande chambre actuelle telle qu’elle est éclairée par trois chassis, et faisant la partie sud ouest de la maison construite sur la terre premièrement désignée en ces présentes, les donateurs auront droit à la cheminée, au grenier, à la cave, à la laiterie et à l’étable pour y loger les chevaux des personnes qui pourront visiter les donateurs et le donataire s’engageant de leur donner du bon foin nécessaire pour les nourrir. Le donataire s’engage de tenir la dite chambre clause (?), couverte et étanche, le locataire s’engage de fournir aux donateurs tous les meubles qui pourront leur être nécessaires tant pour leur ménage que pour leur batterie de cuisine d’une manière (à si ample ?) pour qu’ils n’en souffrent pas plus qu’ils ont fait par le passé. Le donataire s’engage de poser dans la cloison qui sépare la chambre de la cuisine un poêle de fonte, sur lequel poêle les dits donateurs auront droit de s’en servir pour y faire leur ordinaire s’il n’y en a pas d’autre dans leur dite chambre. En outre à la charge par le donataire de payer chaque année aux donateurs en la dite paroisse (de ?) pension viagère et alimentaire leur vie durant, et du survivant d’eux, ce qui suit savoir : vingt minots de bon blé et froment, (___ , ___), loyal et marchand du plus beau que les terres et morceau de terre produiront après la semence prise convertis en farine, rendue en le grenier des donateurs avec le son en provenant, vingt-cinq livres de bon bœuf frais, un mouton d’un an vif et gras d’herbe avec sa laine, deux minots de beaux pois cuisants, un cent de beaux choux pommés, deux cents oignons tournés, vingt minots de bonnes patates à manger, six pots de bon (rum ?), un porc pesant deux cents livres avec la graisse, le ventre oté, le donataire s’oblige de fournir au donateur du bon tabac en feuilles et des pipes au besoin, six livres de bon tabac en poudre, six douzaines d’œufs frais, douze livres de sucre du pays, une livre de bon the vert, une platée d’orge (mondaine ?) moulue, douze anguilles de grosseurs communes, treize livres de bonne morue verte, un minot de beau sel, six livres d’herbes salés et des herbes fraiches au besoin, un minot de bonne pomme, un quarteron de poivre, huit livres de bonnes chandelles, quatre livres de bon savon, une pinte d’huile, vingt-six cordes de bon bois sain de chauffage de deux pieds et demi, buchés le printemps pour l’automne rendu à la porte de la maison des donateurs, s’ils demandent au donataire de chauffer un poele pour eux en leur chambre, un pot de vin d’Espagne, le produit d’une bonne vache laitière à choix, sur celles du donataire chaque année, de plus le premier de Mai au premier Novembre, la vache sera par le donataire paccagée, hyvernée, et renouvellée en cas de mort ou manquant de lait, laquelle pension ainsi fixée (sur ?) chaque année sera payée aux donateurs leur vie durant et du survivant d’eux par quartier de trois mois en trois mois, dont un sera toujours payé d’avance et dont le premier quartier sera exigé par les donateurs à leur première demande.

 

(...)

 

Et pour l’exécution des présentes les dites parties élisent domicile en leurs demeures susdites. Dans (?) quels lieux & Promettant & Obligeant & Renonçant & Fait et passé en la dite paroisse de Ste-Croix en la demeure des dites parties, l’an mil huit cent quarante six, le six février avant midi, et les dits donateurs ont avec le dit donataire déclare ne savoir écrire ni signer de ce requis lecture faite. Signé à la minute demeurée en l’étude de Maitre M. Couture. No 1843, enregistré à neuf heures du matin le vingt neuf janvier mil huit cent quarante sept, R. P. Noel, Régistrateur

Modeste Martel vendra la terre, avec maison, criconstances et dépendances à Louis Hébert en 1859.

 

« Par devant les Notaires publics dans et pour le Bas Canada, résidant en le Comté de Lotbinière, soussignés. Seront (?) présents le Sieur Modeste Martel, cultivateur et Dame Nathalie Biron son épouse de lui dument autorisée pour l’effet des présentes demeurant en la paroisse de Ste-Croix, lesquels ont par ces présentes volontairement vendu, cédé, quitté, délaissé et abandonné des maintenant et à toujours et promettent s’obligent solidairement garantir de tous trouble , dons, douaires, dettes, hypothèques, évictions, aliénations, substitutions et tous autres empêchemens généralement quelconques, au sieur Louis Hébert garçon majeur, cultivateur demeurant en la paroisse St Jean L’ile d’Orléans, à ce présent et acceptant acquéreur pour lui, ses héritiers et ayant cause à l’avenir, savoir : Une terre de deux arpens et demi de front moins six pieds par le bas, sur trente arpens de profondeur, située au quatrième rang des terres de la dite paroisse de Ste-Croix, bornée au nord aux terres du troisième rang, au sud aux terres du cinquième rang, au nord-est à Joseph Hébert et au sud ouest à Charles Lachance, avec les batisses dessus construites, circonstances et dépendances sans réserve excepté que les vendeurs se réservent le droit de demeurer dans la maison jusqu’au premier mai prochain et le droit pendant le même temps d’occuper la grange et l’étable, de plus les vendeurs se réservent de tous leurs grains, foin, paille, patates et légumes que la dite terre produira cette année seulement. »Acte notarié No. 6524 enregistré à neuf heures du matin le vingt deux aout mil huit cent cinquante neuf, R. S. Noël, Régistrateur

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Réservations :  418-926-2447

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